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La couleur

La couleur en graphisme est à considérer comme signifiant à part entière. Son impact en termes de perception fait appel à des phénomènes physiologiques, psychologiques et perceptifs. Il existe de nombreuses études théoriques sur la couleur. Certains auteurs se sont même intéressés à une couleur en particulier en l’étudiant sous les aspects historiques, culturels, économiques.

Le choix d’une couleur spécifique est important lorsqu’il s’agit de créer une identité graphique. La couleur fait alors partie du signe. Chaque secteur d’activité a ses codes couleurs, ses tonalités, ses tolérances quant à l’intensité. Se conformer ou rentrer en contradiction avec ces normes fait partie des choix créatifs.

D’une manière plus générale, pour la plupart des travaux de mise en page et de conception pour l’Internet, la couleur doit être abordée d’une manière globale et intégrée. C’est la juxtaposition d’un ensemble de tonalités, contrastes, intensités, surfaces relatives qui donnent le ton, qui crée l’ambiance générale. Johanes Itten (Bauhaus) disait à propose de cette interaction “Nos sens ne fonctionnent que par comparaison. Nous voyons qu’une ligne est longue en la comparant avec une plus courte (...) Ainsi, les effets chromatiques peuvent être accentués ou atténués par des couleurs qui leurs sont opposées”.

L’approche de la couleur par contrastes est donc une des plus intéressantes en graphisme.

Contraste des couleurs pures

C’est le contraste maximum, que l’on obtient en juxtaposant les couleurs primaires à leur maximum de saturation. Leur juxtaposition produit une luminosité exceptionnelle. Matisse utilisait largement cette juxtaposition.
Il ressort de ce type de contraste une impression de vie intense, d’instantanéité. Contraste clair-obscur.
Le maximum est évidement obtenu en juxtaposant le noir et le blanc. Entre les deux, une infinité de tons intermédiaires.

Contraste chaud-froid

Ces notions sont plus relatives et il y a une marge d’interprétation subjective. D’une manière générale, on considère les rouges, jaunes et orangés comme couleurs chaudes; les bleu-vert, le mauve, le bleu de Prusse, l’outremer, le turquoise et le cyan sont généralement perçus comme couleurs froides. L’impression de froid ou de chaud varie en fonction de la juxtaposition d’une couleur donnée ou de son inclusion dans une surface elle-même chaude, froide ou neutre.

Contraste de complémentaires

Ce contraste est très particulier dans la mesure où ces couleurs s’attirent. D’un rouge et d’un vert côte à côte se dégage un même degré de luminosité.

On a catégorisé encore d’autres types de contrastes : de quantité, de luminosité, de qualité.

 

Vincent Dozo sprl - Communication visuelle - Design graphique Vincent Dozo - Design graphique